Un voyage dans le temps - l'Orange des Pierres d'Aurèle
- niconics
- 14 déc. 2025
- 4 min de lecture
Dans le monde du vin, quand on déguste régulièrement, les surprises se font rares. Alors il faut oser sortir des sentiers et se laisser porter par le travail de ces femmes et de ces hommes qui créent le vin. Car ce sont eux les premiers audacieux. Mais qu’est ce que serait leur travail sans ceux qui aiment à le partager, à le sublimer?
En allant manger dans un restaurant du centre de Lasne dans le brabant wallon, j’ai fait face à plus qu’un restaurant… Je suis tombé sur un concept porté par un chef tout aussi conceptuel.
Un homme casquette à l’envers nous accueille dans son univers. Une salle de restaurant cosy presque comme si on était à la maison. Il y a un accueil chaleureux presque familial. Ce restaurant s’appelle l’Hoptimist. Quand je vous dis que l’originalité nous guète, même le nom du restaurant nous invite au sourire (mais d'apres ce que j'ai lu, ce nom renvoie à un petit personnage danois qui a inspiré la philosophie du restaurant - apporter de la joie sans restriction). On prend place mais aucun menu n’est réellement proposé. Vous ne devez juste décider si vous mangerez quatre ou cinq services et si vous voulez rajouter de la protéine dans votre plat ou non… Je suis vraiment transporté, quelle audace.

Pour les vins même combat, ce n’est pas une liste conventionnelle, c’est le récit du ressenti de dégustation faite par le chef. Aucune information sur l’année ou sur les cépages. Juste une histoire et quelques infos pour vous aider à choisir entre l’étrange et l’inconnu.
Pour l’amateur de vin que je suis, ça me rend curieux, ça me donne envie de tester chaque ligne et voir si je comprends ce que le chef a voulu nous partager.
Je vous invite toutes et tous à aller vivre cet expérience avec le chef Mike dans son restaurant… personnellement il est certain que j’y retournerai.
Mais revenons à cette BOUTEILLE, avec laquelle je suis reparti du restaurant, un vin orange du domaine, les pierres d’Aurèle en Loire offerte par le chef Mike.
Au cœur de la Vallée de la Loire, le domaine Les Pierres d’Aurèle cultive l’art du vin avec passion et respect de la nature. Sur des terroirs d’exception, entre argiles, sables et tuffeaux, naissent des cuvées élégantes qui reflètent la diversité des cépages ligériens : Sauvignon, Chenin, Côt, Gamay…
Depuis 2010, l’équipe s’engage pour une viticulture durable : enherbement naturel, conversion biologique, labels Terra Vitis et HVE. Chaque bouteille raconte une histoire de terroir et de savoir-faire, avec des vins francs, gourmands et parfois audacieux, comme leur cuvée Orange nature dont on va parler aujourd’hui.
Les Pierres d’Aurèle, c’est l’équilibre parfait entre tradition et modernité, pour des vins qui invitent à la découverte et au plaisir.

J’avais déjà fait un post sur les vins oranges dans lequel j’expliquais ce que c’était un vin orange. Mais pour ceux qui n’ont pas envie d’aller le lire faisons simple c’est un vin blanc vinifié comme un rouge, avec macération des peaux. C’est ça qui lui donne sa couleur.
Mais pas que… c’est ça qui lui offre une complexité hors du commun.
D’ailleurs fermez les yeux quand vous goûterez pour la première fois un vin orange. Ne laissez pas la première gorgée influer sur votre décision. Respirez et découvrez ces nouvelles saveurs. Recommencez le processus sans a priori.
Ici, le vin offre une belle touche de mandarine mais balancée avec des tannins légèrement astringents, nous rappelant que le vin est un produit de la terre.
Une très belle fraîcheur néanmoins qui apporte vivacité en bouche et vous donne envie d’y retourner. Alors retournons-y
Ne nous mentons pas, ce vin n’est pas à la portée du premier venu. Il faut vraiment être ouvert et le goûter en mangeant. Oui mais avec quoi me direz vous?
J’ai testé deux trucs un peu audacieux moi aussi pour faire honneur tant au vigneron qu’au restaurateur à l’initiation de cette découverte.
Tout d’abord, un pairing avec du foie gras, petite tranche briochée et confiture de figues. Oui oui, foie gras et vin orange.
Pourquoi me direz-vous? Parce que je me suis dit que la fraîcheur et le côté terreux viendrait se marier facilement avec le gras de ce mets et en même temps la confiture de figues viendra adoucir cette bouche, parfois un peu trop austère.
Je teste. Peut-être pas la plus belle combinaison, mais soyons fous, ça marche et il y a un sujet à creuser…

Ensuite un autre pairing avec un plat maison thaï. Scampi à la sauce piquante avec de la coriandre, des mange-tout, du chou rave. Ici aussi on joue sur les contrastes. Ce côté frais et corsé de ce vin vient s’aligner avec le piquant et la complexité de ce plat. La cuisine asiatique est souvent difficile à marier avec le vin au point qu’on s’arrête souvent à prendre un rosé ou un blanc assez simple, voire revenir à une bière lager. Mais je dois avouer que la typicité hors du commun de cette cuvée orange m’a vraiment beaucoup plu avec ce plat thaï.
Alors comme je le dis souvent, le vin ne doit pas être une histoire élitiste, il se doit d'être accessible au plus grand nombre et malheureusement les vins oranges ne sont pas de ceux là, mais essayer des vins étranges dans des circonstances étranges permettra peut être d’en toucher du doigt la complexité. Rappelons nous que nos ancêtres faisait probablement macérer les pellicules du raisin que celui ci soit blanc ou rouge. Alors tester un vin orange, c’est peut être faire un voyage dans le temps…

Alors tenté?
Nico.



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