top of page

Espagne - Rioja - Domaine Ontanón - Cuvée Akemi - Viura 2019

  • Photo du rédacteur: niconics
    niconics
  • 24 mai 2021
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 8 juin 2021

Avez-vous déjà remarqué que le plaisir de la table est proportionnel à l'environnement dans lequel vous le partagez ? Ayant voyagé beaucoup, professionnellement, je me suis souvent trouvé seul à une table de restaurant. Bien que j’aime particulièrement manger, je n’ai jamais réellement apprécié ces moments là de gastronomie.

En effet, un repas peut être aussi bon que possible, il n’aura jamais qu’une demie saveur comparé au même plat partagé avec d’autres convives.


Et bien le vin, c’est un peu la même idée. Mais il va falloir encore ajouter une dimension. Si le vin peut s’apprécier seul, il est encore meilleur partagé en bonne compagnie. Il est tout simplement porté à un autre niveau quand il est marié à un met qui lui correspond.

Avant de rentrer dans le partage de l’histoire de ce vin pour moi, je vous propose de partager d’abord son histoire à lui. En effet, ce vin est une cuvée "spéciale" ou façonnée pour une raison particulière. Ce vin a été « commandé  » par un chef étoilé espagnol installé dans la Rioja, le chef Félix Jiménez. Passionné par la cuisine japonaise, il va partir à Tokyo se former et devenir "Itamae" ou maître Sushi...

Et quand on est passionné on va au bout, dans le détail. Il fallait donc un vin qui se marie parfaitement avec sa cuisine et c’est là que le domaine familiale Ontanón entre en jeu.

Ce domaine ou cette "Bodega", appartient à la famille Pérès Cuevas et est actif depuis plus de 80 ans. Nous sommes donc à la quatrième génération. Ce domaine est aujourd’hui présent dans 4 régions viticoles mais celle qui nous intéresse aujourd’hui est la DOCa Rioja, berceau du domaine. Quand on parcourt les informations sur la famille et le domaine on comprend vite qu’ils ont une vision à long terme de comment développer le domaine et que l'on pourrait résumer par "la vinification est un art naturel qu’il faut rendre écologique et durable". Tout un programme dérivant au travers de plusieurs facettes comme la culture de la vigne qui passe du raisonné au bio sur la plus grande partie du domaine, comme la mixité de genre et d'origine avec des équipes multi-culturelles, comme la présence d’art pictural et sculptural pour faire le lien,...

Le cépage utilisé pour notre cuvée du jour est le cépage Viura, cépage autochtone appelé Macabeu (ou macabeo) de l’autre côté des Pyrénées. Leurs vignes sont situées dans le village de Quel au pied du mont Isasa, laissant supposer une redescente d’air frais au petit matin.

Côté vinification, je n’ai trouvé que peu d’informations, mais une chose est sûre, et on le verra après, lors de la dégustation j’étais quasi sûr qu’il y avait un passage en fût. Heureusement, j’ai pu me le faire confirmer: passage en fût pendant cinq mois. Je suppose donc que le reste de la vinification a été faite classiquement en cuves Inox.


Mais revenons maintenant à la bouteille en elle-même. Je l’ai reçue de la part d’amis (merci Sabrina et Antoine) que j’ai rencontrés au cours d’œnologie. Déjà, on est dans de bonnes conditions, car lorsqu’on partage une passion commune on sait comment faire plaisir. Antoine étant un amoureux du Japon, ayant appris que j’aimais les soirées sushis, il a rapidement pensé à cette cuvée. Je m’étais donc promis de ne déguster cette bouteille qu’en mangeant des sushis suivant leur recommandation. Il a donc fallu attendre quelques semaines avant que je trouve le bon moment.


Comme souvent, un blanc ne doit pas être trop froid sinon les arômes sont tués par la basse température. Je l’ouvre donc directement à la sortie du frigo mais laisse la bouteille reposer un peu. L’étiquette de cette bouteille est juste intrigante. Quand on la regarde de loin, impossible de dire que c’est un vin espagnol, il faut se rapprocher pour lire "Rioja" pour le deviner. Tout le reste est japonisant comme si le vin venait de là bas. Clairement cette bouteille va nous emmener en voyage.



N’étant pas un expert du Japon, je m’excuse d’avance si ce qui suit n'est pas tout à fait juste (et n’hésitez pas à m’envoyer un petit message pour corriger) Il y a deux beaux kenjis présents sur l’étiquette qui d’après ce que j’ai compris, veulent dire beauté naissante (et pas crevettes salées :-)). Quand je vous disais qu'on allait voyager, nous voilà transporté dans le monde de la symbolique et de la beauté et quand on sait que le domaine est attaché à l’ancienne culture gréco-romaine faisant souvent allusion à Dionysos, on pourrait penser que ce vin est leur Aphrodite...


La robe est pâle mais d'une belle brillance avec des reflets plus dorés que vert, le nez est tropical avec des notes d'ananas nous envoyant à la sucrosité du soleil d'Espagne. Il y a aussi de la fraicheur dans le nez de ce vin, des notes de fleurs blanches et d'acacia mais aussi de l'herbe fraichement coupée. Et enfin des notes de vanille, de miel et une touche de bois fut pour le coté boisé. Vraiment, ce vin est d'une belle complexité aromatique.


Il n'y a pas de note iodée, je me demande alors, comment cela va-t-il parfaitement se fondre avec un sushi... Je prends donc un premier sushi et puis un deuxième avant de porter le vin à ma bouche et à ce moment là, je prends une claque. Le gras du sushi, le sucré-salé du soja, l'onctuosité grasse de l'AKEMI balayé par cette touche de vanille boisée... un équilibre cristallin. Le vin portant le met, le met se laissant porter par le vin.


Plus j'y pense et plus l'image de ce vin me vient. Ce vin est comme une danse mais pas n'importe quelle danse, ni n'importe quel moment de cette danse. Ce vin est le porté sensuel d'une danse moderne réalisée par un couple de danseurs professionnels qui s'aiment dans la vie privée. Il y a une alchimie dans le regard des deux protagonistes qui nous permet à tous d'en apprécier la subtilité la plus profonde...







Commentaires


Post: Blog2_Post

Formulaire d'abonnement

Merci pour votre envoi !

©2020 par En 2 milles vins. Créé avec Wix.com

bottom of page